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Mes bérets : un savoir faire artisanal


Par essence, un atelier artisanal est un lieu dans lequel l'intervention humaine demeure prépondérante.

La main est ainsi présente à chacune des étapes de la réalisation des produits de la Manufacture de bérets.

Chaque geste demande un apprentissage, pour in fine, acquérir la dextérité d'un mouvement irréprochable.

Alors, le geste devient un patrimoine à transmettre de générations en générations.


Dans mon atelier d'Orthez, je perpétue ce savoir faire béarnais qui nous vient du moyen âge


Qu'est ce qu'un béret?

Le béret n'est pas un chapeau. C'est un couvre chef.

Il se compose d'un plateau, d'une coudète et d'une coiffe écussonée.

Simple et pratique, il se porte de facons différentes, selon que l'on soit une femme, une homme; grand ou petit; large ou fin; chevelu ou pas...

Fabriquer un béret, c'est accompagner une matière, la laine, dans un processus fascinant et un peu magique...


Le fil de laine


Dans la fabrication d’un béret, il n’y a pas de début, ou alors il se perdrait dans la nuit des gestes, le maître mot est la continuité.

Tout commence par le fil. Ce fil est en pure laine vierge mérinos. Cette laine est une matière vivante que j’accompagne au fil des différentes étapes de la construction d’un béret.

C’est le travail de cette laine qui me permettra d’obtenir une laine feutrée aux qualités reconnues de souplesse, d’imperméabilité et de solidité dans le temps.


Tricotage


Peu retordu, le fil écru, principe fondateur du béret, est ainsi préparé par le filateur, prêt à être délivré sur la machine.

Le geste doit être sûr : nouer, accompagner le fil vers le ballet du chariot et des aiguilles, mouvements incessants, immuables.

Dans cette histoire-là, la mécanique bat la mesure en rythme, absorbe des kilomètres de fil et tricote un jersey finement décompté.


La tricoteuse arrête sa danse, un très court instant. Elle fait un pas de côté pour passer un fil de nylon, marqueur de la fin d’un béret, du début d’un autre. Vient alors le temps du décrochage. Par un geste sûr et précis, je sépare le béret de son frère de tricotage puis l’étire, le bichonne.

Remaillage   


Privé de ses frères de tricots, le béret est ouvert, béant, mailles laissées sans surveillance, sans arrêt. Il va me falloir marier chaque maille, une part une. Sur la remailleuse, les aiguilles attendent les mailles. Assemblées par deux un point de chainette va venir fermer l’ouvrage, donner corps au béret.

Parmi les gestes, remailler un béret est un travail délicat.

Foulon


Vient le temps de la transformation. Trop grand, trop souple, les bérets vont vivre le foulon. Par 100, 120, 150, en fonction de leurs poids, ils vont se frotter les uns aux autres durant 8 heures dans un bain doucement chaud. Les poils des moutons mérinos relâchent la tension, libèrent leur énergie, frisent avec force, resserrent les mailles, feutrent à l’envie. Le foulage donne une cohésion au béret en obtenant un rétrécissement maitrisé.

Le foulon se réussi car il est lent. Il faut laisser le temps à la laine de se combiner, de créer un feutre dense, irréprochable.

L’appréciation se fait via “la main” : l’aspect du feutre, la densité du poil mais aussi la taille du béret, sa tenue.

Teinture


Je fais le choix de tricoter mes bérets avec un fil écru. Je procède donc à la teinture par le mélange de pigments afin d’obtenir la couleur que je souhaite. La teinture demande un savoir faire précis et une journée complète de travail. Pour réussir ma teinture, je dois teinter environ 130 bérets, ce qui représente 5% de ma production annuelle… l’erreur de teinture n’est donc pas la bienvenue !

Puis les bérets sont séchés : dans mon atelier, je les accroche au mur, ce qui est écologique et pratique.

Grattage


Lorsque le béret est sec, il présente de nombreuses bouloches… ce qui est moche !

Je vais donc le passer dans la laineuse qui va venir gratter le dessus du béret et ainsi lever tous les poils

Tondage


Cette étape permet de raser de près le béret et ainsi obtenir un feutre dit foulard.

Ainsi, le béret ne boulochera plus !

Repassage


Je repasse les bérets un par un afin de stabiliser la laine et la forme.

Je ne cherche jamais à agrandir ou diminuer la taille. Ceci garantit que le plateau du béret restera toujours identique, même si le béret est porté sous des pluies diluviennes durant des années.

Mesures


Je mesure le plateau de chaque béret afin d’y apposer les dimensions du plateau, élément essentiel dans le choix du béret lors de l’achat.

Coutures


Un béret a toujours une coiffe : un élément en tissu à l’intérieur où est apposé l’écusson du fabriquant. Cette coiffe est cousue grâce à une couture dite invisible.

Vous connaissez sûrement le béret avec une ganse de cuir.

En 1850, la demande de bérets « explose » en France et dans le monde. Nous entrons dans la fabrication en masse du béret. Pour répondre à ces nouveaux impératifs de nombre, les industriels inventent un nouveau procédé qui a vu l’émergence d’un baleinage en cuir.

Comme je fabrique mes bérets de façon artisanale, je refais le béret comme il se faisait avant l’industrialisation : une lacette passée dans un ourlet pour ajuster la pointure (tour de tête). Je dois donc coudre un ourlet à mon béret.

Finitions


Dernière étape qui nécessite de bons yeux et de l’huile de coude. J’apporte au béret les ultimes soins et vérifications pour qu’il soit impeccable à la vue comme au toucher. Bien que j’examine mes bérets à toutes les étapes de leur fabrication, il reste parfois une petite paille prise dans les fibres de laine, que j’enlève à la pince à épiler avant de donner un dernier coup de brosse en fibres végétales.


Manufacture de bérets c’est le traditionnel chic et moderne. Je vous propose des bérets à la fois originaux et tendances.

Des bérets sur mesure qui reflètent votre personnalité et correspondent à votre style.


Pour toute demande de renseignement complémentaire , n’hésitez pas à me contacter.

Sara  06.28.20.60.46.


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