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Mes bérets : un savoir faire artisanal



Dans mon atelier d'Orthez, je perpétue ce savoir faire béarnais qui nous vient du moyen âge


Bonjour,

Je suis Sara et je fabrique de façon artisanale des bérets à Orthez. Je vais vous présenter les différentes étapes de fabrication, spécifiques à mon atelier artisanal qui est le dernier au monde. Ainsi, même si le principe de fabrication reste le même dans mon atelier ou chez les industriels, le processus de fabrication n’est pas identique, voir même, certaines étapes ne sont plus effectuées par les industriels (décrochage, remaillage, repassage).

Pour commencer qu’est ce qu’un béret?

Le béret se compose d’un plateau, d’une queue, et d’une coiffe écussonnée.

Le béret se porte de façons différentes, selon que l’on soit une femme ou un homme, grand ou petit, large ou fin, chevelu ou pas !

Outre la couleur, c’est la taille du plateau qui va être déterminante. Il existe 6 tailles de plateaux :

9 -  9,5 - 10 - 10,5 - 11 et 12 pouces. Dans le monde du béret, le pouce n’est ni anglais, ni du roi… il correspond à 2,8 cm.

Maintenant, je vous invite à découvrir comment je fabrique un béret

Le fil de laine


Le fil de laine est l’élément essentiel de la fabrication d’un béret.

La laine présente des caractéristiques propres que les hommes ont su s’approprier. Pour le béret c’est de la laine de moutons Mérinos qui est utilisée : les fibres sont longues, très fines et ont un très bon pouvoir de « feutrabilité ». Le filateur va fabriquer un fil fin, et peu retordu : c’est un fil fragile, cassant et composé uniquement de poils de moutons Mérinos.

Tricotage


Tout commence par le tricotage : le but est de tricoter un rond. Grâce à des diminutions, la machine à tricoter va construire ce rond à travers la succession de triangles, appelés palmes. La machine tricote « en continu » : lorsque le nombre de palmes nécessaires à la construction du béret est terminé, un fil de séparation intervient. Celui ci me signale la fin d’un béret, le début d’un autre. Par un geste précis, je vais découper ce fil de séparation et ainsi « décrocher » le béret.

C’est à cette étape que je détermine la taille du plateau (en pouces). Le béret a déjà les éléments principaux : le plateau, la queue et le passage de tête. Pour le « refermer », il faut maintenant passer au remaillage.

Remaillage   


Etape essentielle pour garantir une parfaite finition du béret, elle nécessite une dextérité dans les gestes, et une certain patience !

Le but est de remonter maille par maille les deux bordures du béret pour pouvoir le « refermer », et ainsi lui donner sa forme circulaire.

Foulon


C’est lors de cette étape que la magie opère

Les bérets (entre 120 et 150) sont placés dans la machine durant 8 heures. Cette action mécanique, dans une eau un peu chaude va permettre aux poils de « sortir » du fil et feutrer (friser et se combiner entre eux).

Le béret va donc réduire d’environ 2/3 de sa taille initiale. Les poils créent une épaisseur de feutre entourant la maille, toujours présente mais très resserrée et enserrée dans le feutre. C’est cette opération qui rend le béret très solide, respirant et imperméable.

Teinture


Tous mes bérets sont tricotés avec un fil écru. Je procède donc à la teinture par le mélange de pigments afin d’obtenir la couleur que je souhaite. La teinture demande un savoir faire précis et une journée complète de travail. Pour réussir ma teinture, je dois teinter environ 130 bérets, ce qui représente 5% de ma production annuelle… l’erreur de teinture n’est donc pas la bienvenue !

Puis les bérets sont séchés : dans mon atelier, je les accroche au mur, ce qui est écologique et pratique !

Grattage


Lorsque le béret est sec, il présente de nombreuses bouloches… ce qui est moche ! Je vais donc le passer dans la laineuse qui va venir gratter le dessus du béret et ainsi lever tous les poils

Tondage


Cette étape permet de raser de près le béret et ainsi obtenir un feutre dit foulard. Ainsi, le béret ne boulochera plus !

Repassage


Je repasse les bérets un par un afin de stabiliser la laine et la forme. Je ne cherche jamais à agrandir ou diminuer la taille. Ceci garantit que le plateau du béret restera toujours identique, même si le béret est porté sous des pluies diluviennes durant des années

Mesures


Je mesure le plateau de chaque béret afin d’y apposer les dimensions du plateau, élément essentiel dans le choix du béret lors de l’achat.

Coutures


Un béret à toujours une coiffe : un élément en tissu à l’intérieur du béret où est apposé l’écusson du fabriquant. Cette coiffe est cousue grâce à une couture dite invisible.

Vous connaissez sûrement le béret avec une ganse de cuir.

En 1850, la demande de bérets « explose » en France et dans le monde. Nous entrons dans la fabrication en masse du béret. Pour répondre à ces nouveaux impératifs de nombre, les industriels inventent un nouveau procédé qui a vu l’émergence d’un baleinage en cuir.

Comme je fabrique mes bérets de façon artisanale, je refais le béret comme il se faisait avant l’industrialisation : une lacette passée dans un ourlet pour ajuster la pointure (tour de tête). Je dois donc coudre un ourlet à mon béret.

Finitions


Dernière étape qui nécessite de bons yeux et de l’huile de coude. J’apporte au béret les ultimes soins et vérifications pour qu’il soit impeccable à la vue comme au toucher. Bien que j’examine mes bérets à toutes les étapes de leur fabrication, il reste parfois une petite paille prise dans les fibres de laine, que j’enlève à la pince à épiler avant de donner un dernier coup de brosse en fibres végétales.


Manufacture de bérets : une tradition contemporaine.


Manufacture de bérets c’est le traditionnel chic et moderne. Je vous propose des bérets à la fois originaux et tendances.

Des bérets sur mesure qui reflètent votre personnalité et correspondent à votre style.


Pour toute demande de renseignement complémentaire , n’hésitez pas à me contacter.

Sara  06.28.20.60.46.